La saison préférée des voleurs !

La saison préférée des voleurs !

L’automne est arrivé ! Une saison déprimante pour certains, réjouissante pour d’autres : le photographe se frotte les mains en voyant nos paysages se muer et se parer de couleurs chatoyantes, d’autres préparent leurs déguisements pour Halloween, leurs listes pour Saint-Nicolas ou le Père Noël, partent à la cueillette aux champignons… Mais l’automne (et l’hiver, par extension), synonyme de journées raccourcies, c’est aussi la saison préférée des… voleurs ! Et en vol, en tant qu’assureurs, on en connaît un rayon, pas vrai ?

Si vous vous êtes déjà fait cambrioler, vous savez que ce n’est pas drôle du tout : outre le traumatisme psychologique que cela entraîne, cela peut coûter cher, très cher ; ainsi, le coût moyen d’un vol en Belgique (objets volés, dégâts à l’habitation,…) s’élève à 4.416 euros. Il dépasse même 10.000 euros dans 7% des cas (enquête Test-Achats).

Si cette mésaventure ne vous est pas encore arrivée, vous êtes chanceux, mais ne pensez pas que ça n’arrive qu’aux autres : en 2016, on recense 56.215 vols dans les habitations, ce qui représente une moyenne, certes en baisse par rapport aux années précédentes, de 154 vols par jour (statistiques de la police féférale) ! Tout le monde est concerné, même si, évidemment, vous avez moins de chance de vous faire cambrioler si vous habitez au 36ème étage d’un building plutôt que dans une jolie maison à la campagne où le plus proche voisin est à 500 mètres…

Que faire pour se protéger des voleurs, dès lors ?

Protéger sa maison, d’abord

En installant un système d’alarme, évidemment, mais aussi d’autres systèmes qui embêtent ou retardent les voleurs (ceux-ci détestent s’attarder et passeront volontiers à la maison de votre voisin si l’affaire est trop compliquée) : volets mécaniques ou électriques, serrures ou verrous supplémentaires, éclairage automatique, barre métallique derrière vos portes,…

Test-Achats nous apprend que si vous disposez d’un système d’alarme ET de protections « mécaniques », vous êtes 15 fois mieux protégé contre le vol, contre 7 fois si vous ne disposez pas d’alarme (ce qui n’est déjà pas mal).

Vous pouvez faire appel à un conseiller en prévention vol, un policier ou un fonctionnaire communal qui viendra (gratuitement) faire le tour de votre habitation et vous conseiller sur les mesures à prendre pour renforcer la sécurité de celle-ci.

Voir aussi : les conseillers en techno-prévention.

Prendre de bonnes habitudes

Ce n’est pas parce que vous partez 10 minutes pour aller chercher les enfants à l’école que vous devez laisser une fenêtre ouverte (même en oscillo-battants), ne pas fermer la porte à clé ou omettre d’activer votre alarme. D’une part les voleurs ne s’attardent pas chez vous, ils prennent ce qui les intéressent et disparaissent le plus vite possible ; d’autre part, votre assurance ne fonctionnera pas ! Nous reviendrons sur ce dernier point un peu plus tard…

Ne laissez pas vos objets de valeur à vue et de la même manière, évitez de déposer les cartons de vos nouveaux appareils devant la maison ; bref, évitez de leur mettre la puce à l’oreille. Les cibles préférées des voleurs sont les bijoux, l’argent liquide et le multimédia.

Si vous partez en vacances, donnez l’illusion que la maison est occupée : demandez à un voisin, un membre de la famille, un ami, de venir relever le courrier, relever et abaisser les volets,…

S’assurer contre le vol

Et oui, ça paraît un peu bête mais ce n’est pas évident pour tout le monde ! Vous n’imaginez pas le nombre de clients qui appellent en pensant être couverts contre le vol et qui ne le sont pas, parce qu’ils n’ont pas voulu payer une prime d’assurance incendie plus importante ; ou le nombre de clients qui nous disent : « je n’ai rien à voler de toute façon » ou « les assurances ne paieront pas si on vient voler chez moi ! »…

FAUX ! Si vous êtes assuré contre le vol, nous interviendrons non seulement pour les dégâts au bâtiment (couvert d’office sans la garantie vol) mais aussi et surtout pour le contenu dérobé. Il faudra bien évidemment justifier la liste de vos objets volés au maximum (factures, photos, emballages,…), les compagnies ayant été flouées plus souvent qu’à leur tour dans le passé en se basant juste sur la parole de certains clients, un peu gourmands. Soyez donc prévoyant. Le plus simple étant, dès l’acquisition d’un nouvel objet de valeur, de scanner la facture sur votre ordinateur et/ou de conserver le carton d’emballage, le ticket de caisse, un justificatif quelconque, même en photo).

Évidemment, cette garantie a un coût, mais celui-ci est bien inférieur au coût d’un vol (deux smartphones, une tablette, une télé 4K, une console de jeux avec ses jeux et ses accessoires quelques bijoux et on dépasse vite les 4.000 euros). De plus, vous pouvez faire diminuer ce coût en n’assurant que la moitié de votre contenu (les voleurs ne volent généralement pas tout ce que vous avez), en excluant les bijoux (si vous n’en avez pas ou si ceux-ci sont dans un coffre) et les valeurs (argent liquide), ou encore en renseignant votre système d’alarme. Sur ce dernier point, nous vous conseillons de ne jamais la renseigner car, en cas d’oubli, l’assurance n’interviendra pas ! Le risque n’en vaut pas la chandelle…

Il n’y aura pas d’intervention non plus s’il est avéré que vous n’avez pas tout fait pour empêcher l’intrusion : fermer portes et fenêtres, à clé, c’est agir en bon père de famille et c’est ce qu’exigent les assurances dans tous les cas.

Que faire en cas de vol ?

Appeler la police

Ne touchez à rien, appelez immédiatement la police.

Appelez votre courtier en assurance

Si vous n’êtes pas couvert contre le vol, vous l’êtes tout de même contre les dégâts faits au bâtiment lors de l’intrusion (ou la tentative d’intrusion) : transmettez à votre courtier une copie du PV d’audition de la police, des photos des dommages et un devis de réparation, il se chargera de déclarer le sinistre et, s’il fait bien son métier, sera présent lors de l’expertise pour s’assurer que tout se passe bien.

Si vous êtes couvert contre le vol : bravo, vous êtes prévoyant ! Faites la même chose que ci-dessus, mais ajoutez la liste des objets disparus, leur estimation vénale, leur date d’acquisition (si possible) et un maximum de justificatifs (photos, factures, cartons d’emballage,…) qui faciliteront le travail de l’expert.

2017-10-24T09:52:32+01:00